Bérénice Levet : « C’est l’effacement du père qui fabrique une société ensauvagée »

 

Le mot de Méchant Réac® ! par Laurent Sailly

Bérénice Levet analyse une série de crimes récents comme les symptômes d’une crise civilisationnelle profonde, liée selon elle non à un « patriarcat millénaire », mais à l’effacement des interdits, de la norme et de l’autorité. Depuis les années 1970, les institutions – famille, école, justice – ont été délégitimées par une idéologie qui voit en elles des structures d’oppression, notamment sous l’influence de Foucault. Ce laxisme généralisé aurait laissé l’individu livré à ses pulsions, produisant l’ensauvagement décrit dans les affaires Thomas, Elias, Quentin, Louis ou Lyhanna. La philosophe appelle à réhabiliter la fonction normative : l’interdit humanise, inscrit l’enfant dans une généalogie et le protège de lui-même. Elle plaide pour restaurer l’autorité des adultes – parents, maîtres, juges – et redonner aux institutions leur rôle civilisateur, seule voie pour enrayer la violence croissante.

Bérénice Levet
« C’est l’effacement du père qui fabrique une société ensauvagée »

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