L’histoire de ces 670 soldats morts pour la France et de ces milliers de blessés dont on parle trop peu - Par Guillaume Perrault
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| Des parachutistes français du 13e Régiment de Dragons Parachutistes participent au défilé militaire du 14 juillet sur l’avenue des Champs-Élysées à Paris, le 14 juillet 2010. THOMAS SAMSON / AFP |
Depuis 1962, la France mène des opérations extérieures quasi ininterrompues, mais leurs victimes restent largement méconnues, alors que la Nation pleure encore les morts du sergent Florian Montorio, et le caporal-chef Anicet Girardin. La mémoire collective retient surtout quelques drames très médiatisés, comme l’attentat du Drakkar ou l’embuscade d’Uzbin, sans offrir de vision globale de ces engagements. Un excellent article de Guillaume Perrault pour Le Figaro.
De nombreuses opérations majeures ont pourtant marqué cette période :
- Tchad (1968–1980) : Première grande opération post‑Algérie. Plusieurs « journées noires », dont l’embuscade de 1970 (12 morts). 28 morts au total [sec65].
- Kolwezi (1978) : Victoire emblématique du 2e REP, 5 morts français, plus de 2 000 civils sauvés.
- Liban (1978–1984) : Attentat du Drakkar : 58 morts (record depuis 1962). Plus de 150 morts français au total depuis 1978
- Guerre du Golfe (1990–1991) : Division Daguet : 2 morts, 30 blessés. Montre les limites du modèle « citoyen‑soldat » [sec131–134].
- Ex‑Yougoslavie (1992–1995) : 114 morts français, combat emblématique : pont de Verbanja (1995) [sec159–167].
- Somalie (1993) : Succès militaire oublié, contrairement au récit américain du Black Hawk Down
- Côte d’Ivoire (2002–2011) : 27 morts français.
- Afghanistan (2001–2012) : Embuscade d’Uzbin (2008) : 10 morts, 21 blessés ; 89 morts français en dix ans [sec226].
- Sahel – Serval (2013) puis Barkhane (2014–2023) : Serval : succès rapide, 4 morts ; Barkhane : 53 morts.
