Bruno Retailleau : un projet de refondation constitutionnelle et républicaine*

Le mot de Méchant Réac® ! par Laurent Sailly

Dans un entretien accordé au Figaro (Claire Conruyt, Emmanuel Galiero et Marie-Cécile Renault), Bruno Retailleau développe une vision très critique de la situation française, qu’il décrit comme marquée par la perte de souveraineté du peuple, l’impuissance de l’État, l’immigration incontrôlée, l’insécurité et le poids excessif des juges. Il présente l’élection présidentielle de 2027 comme une échéance décisive pour redresser le pays.

Son projet repose principalement sur une réforme constitutionnelle profonde. Il propose un « pacte constitutionnel » combinant une révision de la Constitution et une charte de l’ordre républicain. L’objectif affiché est de restaurer l’esprit gaullien, en redonnant au peuple le pouvoir de décider par référendum, y compris sur l’immigration, la politique pénale ou les questions de société.

Retailleau veut aussi limiter l’influence des juridictions européennes et internationales grâce à un « bouclier constitutionnel », afin que le droit européen reste inférieur à la Constitution française. Il souhaite également permettre au peuple ou au Parlement de passer outre certaines censures du Conseil constitutionnel.

La charte de l’ordre républicain porterait sur la sécurité, l’immigration et l’identité : droit à la sécurité, peines minimales, expulsions systématiques des étrangers en situation irrégulière, suppression du droit du sol, retour à l’assimilation, lutte contre le séparatisme et reconnaissance des racines judéo-chrétiennes de la France.

Sur le plan politique, Retailleau se positionne comme candidat capable de rassembler la droite, en rejetant à la fois le macronisme, le RN et LFI. Il refuse les alliances centristes, critique Marine Le Pen et se dit prêt à une primaire, tout en défendant une ligne de droite assumée centrée sur l’autorité, la souveraineté populaire et l’ordre républicain.

*Bruno Retailleau au Figaro : « En France, la seule cour suprême, c’est le peuple. Je lui donnerai le dernier mot »