Du golfe Arabo-Persique à l’Ukraine* - Par Jean-Sylvestre Mongrenier
Rencontre entre le président russe Vladimir Poutine et le président iranien Massoud Pezeshkian, le 1er septembre 2025, à Tianjin (Chine), en marge du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai // kremlin.ru
Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly
Jean-Sylvestre Mongrenier analyse la solidité de l’alliance russo‑iranienne, souvent sous‑estimée par les Occidentaux. Depuis les années 1990, Moscou et Téhéran ont renforcé leurs convergences diplomatiques, militaires et géo‑économiques, dans une logique de « coalitions anti‑hégémoniques » visant à contester l’ordre occidental. Leur coopération s’est affirmée en Syrie dès 2015, puis dans la guerre en Ukraine, où les drones iraniens ont joué un rôle crucial pour l’armée russe. En retour, l’Iran bénéficie de l’expertise russe et de son renseignement satellitaire dans la guerre actuelle au Moyen‑Orient. Le géopoliticien critique la réticence occidentale à qualifier cette relation d’« alliance », malgré ses effets stratégiques concrets. Il souligne aussi les interconnexions entre les théâtres ukrainien, moyen‑oriental et asiatique, qui exposent l’Occident au risque de surextension. Face à un monde fragmenté et conflictuel, il appelle les Européens à maintenir une unité stratégique minimale pour préserver leurs intérêts essentiels.
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Jean-Sylvestre Mongrenier analyse la solidité de l’alliance russo‑iranienne, souvent sous‑estimée par les Occidentaux. Depuis les années 1990, Moscou et Téhéran ont renforcé leurs convergences diplomatiques, militaires et géo‑économiques, dans une logique de « coalitions anti‑hégémoniques » visant à contester l’ordre occidental. Leur coopération s’est affirmée en Syrie dès 2015, puis dans la guerre en Ukraine, où les drones iraniens ont joué un rôle crucial pour l’armée russe. En retour, l’Iran bénéficie de l’expertise russe et de son renseignement satellitaire dans la guerre actuelle au Moyen‑Orient. Le géopoliticien critique la réticence occidentale à qualifier cette relation d’« alliance », malgré ses effets stratégiques concrets. Il souligne aussi les interconnexions entre les théâtres ukrainien, moyen‑oriental et asiatique, qui exposent l’Occident au risque de surextension. Face à un monde fragmenté et conflictuel, il appelle les Européens à maintenir une unité stratégique minimale pour préserver leurs intérêts essentiels.
Jean-Sylvestre Mongrenier
*Du golfe Arabo-Persique à l’Ukraine : l’alliance russo-iranienne et le strabisme géopolitique des Occidentaux dans un monde en guerre
