Benoît Perrin : « Dans un pays qui ne fait plus assez d’enfants, la politique familiale devrait être un sanctuaire budgétaire »

Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly

Benoît Perrin (Contribuables associés) dénonce la décision du gouvernement de repousser de 14 à 18 ans l’âge de majoration des allocations familiales, une mesure entrée en vigueur le 1ᵉʳ mars sans débat parlementaire. Dans un contexte de natalité historiquement basse — la France comptant en 2025 plus de décès que de naissances — il juge ce choix incompréhensible et symboliquement désastreux. Les économies attendues, environ 200 millions d’euros, paraissent dérisoires face au déficit global de la Sécurité sociale, tandis que la branche famille n’est pas structurellement déficitaire. La réforme crée en outre une inégalité entre familles selon l’âge de leurs enfants. Perrin critique une politique qui préfère réduire les aides familiales plutôt que s’attaquer aux dérives d’autres postes de dépenses sociales. Selon lui, les véritables leviers natalistes — logement, modes de garde, conciliation vie professionnelle/vie familiale — restent ignorés. Il appelle à sanctuariser la politique familiale pour éviter un « suicide démographique ».

Benoît Perrin
« Dans un pays qui ne fait plus assez d’enfants, la politique familiale devrait être un sanctuaire budgétaire »

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