Sur la «violation du droit international»: politique, morale et droit - Par Jean-Sylvestre Mongrenier
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Téhéran, 11 mars 2026 (C) Khoshiran/MEI/SIPA
Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly
Jean-Sylvestre Mongrenier analyse la notion de « violation du droit international » à propos de la guerre opposant l’Iran à l’alliance israélo-américaine. S’appuyant sur la pensée de Julien Freund, il rappelle que le Politique, fondé sur le conflit et la distinction ami/ennemi, prime sur le droit, lequel n’a pas d’autorité propre sans puissance souveraine pour l’imposer. Le droit international, dépourvu de Léviathan supranational, reste horizontal, fondé sur des engagements volontaires entre États. Le géopoliticien critique l’usage automatique de l’argument juridique par certains alliés européens, qui ignorent les multiples agressions iraniennes antérieures. Le veto au Conseil de sécurité illustre la persistance de l’état de nature entre puissances. Dans les situations d’exception, les normes deviennent inopérantes : la décision politique souveraine doit alors prévaloir. Selon Mongrenier, la crise actuelle exige lucidité morale et résolution plutôt que juridisme réflexe.
Jean-Sylvestre Mongrenier
Sur la «violation du droit international»: politique, morale et droit
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