Les deux horloges d’Ormuz - Par Gil Mihaely
Gil Mihaely analyse le bras de fer entre l’Iran et la coalition américano‑israélienne autour du détroit d’Ormuz, passé d’une guerre militaire à un affrontement économique. Le blocus impose deux « horloges » contradictoires. Pour l’Iran, la contrainte est immédiate : ses exportations pétrolières chutent, les pertes financières s’accumulent et les capacités de stockage — limitées à 20–90 millions de barils — risquent d’être saturées en quelques semaines, obligeant à fermer des puits, opération parfois irréversible. Pour le reste du monde, la pression vient du marché : le blocage perturbe 20 millions de barils/jour, compensés temporairement par les réserves stratégiques, mais seulement pour deux à trois mois. L’issue dépendra moins de l’économie que de la résilience politique : l’Iran peut encaisser les chocs, tandis que les démocraties subissent la contrainte des prix et des calendriers électoraux.
Gil Mihaely
Les deux horloges d’Ormuz
.png)