Transition de genre : l’étude choc venue de Finlande - Par Alexandre Bertolini


Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly

Alexandre Bertolini présente une étude finlandaise publiée le 4 avril 2026 dans Acta Paediatrica, dirigée par la professeure Riittakerttu Kaltiala, figure majeure de la pédopsychiatrie et responsable de la première clinique du genre en Finlande. Cette recherche porte sur 2083 jeunes de moins de 23 ans ayant demandé une transition de genre entre 1993 et 2019, comparés à 16 643 jeunes de la population générale. Elle se distingue par son ampleur, la qualité du centre qui l’a menée et le recul temporel important.
Le premier enseignement est la forte vulnérabilité psychique préexistante des jeunes concernés : avant même leur première consultation spécialisée, 45,7 % présentaient déjà des troubles psychiatriques nécessitant des soins spécialisés, contre 15 % dans le groupe témoin. Ce constat rejoint d’autres travaux internationaux.
Les résultats les plus marquants concernent l’évolution après la transition médicale. Parmi les jeunes suivis, 38 % ont reçu une réassignation médicale (hormonothérapie et parfois chirurgie). Or, dans ce sous-groupe, le recours aux soins psychiatriques augmente fortement : chez les jeunes en féminisation, il passe de 9,8 % à 60,7 % deux ans après ; chez les jeunes en masculinisation, de 21,6 % à 54,5 %. Les auteurs concluent que les besoins psychiatriques ne diminuent pas après la transition, ce qui interroge l’efficacité thérapeutique de ces interventions.
Le pédopsychiatre Christian Flavigny estime que la transition médicale ne traite pas les troubles psychologiques sous-jacents et peut même détourner l’attention de problématiques plus profondes. Selon lui, il convient de distinguer clairement science et militantisme dans la prise en charge des jeunes en dysphorie de genre.

Alexandre Bertolini
Transition de genre : l’étude choc venue de Finlande