Une leçon de la crise du détroit d’Ormuz : produire de l’énergie localement - Par Samuel Furfari
Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly
La crise du détroit d’Ormuz rappelle que l’humanité reste profondément dépendante du pétrole, une réalité déjà mise en lumière lors des chocs pétroliers de 1973 et 1979. Samuel Furfari souligne que l’Union européenne, malgré des décennies d’avertissements, n’a pas sécurisé son approvisionnement et persiste à croire que les renouvelables pourraient remplacer les combustibles fossiles. Cette vision repose sur une confusion entre électricité et énergie : éolien et solaire ne produisent pas la chaleur indispensable à l’industrie, aux transports et au chauffage, alors que 75 % de l’énergie primaire européenne provient encore des fossiles. L’UE, en interdisant l’exploration locale (ex. loi Hulot), se prive de ressources alors que des pays voisins exploitent des gisements prometteurs. Dans un contexte d’abondance mondiale des hydrocarbures et de concurrence accrue, le professeur de géopolitique de l’énergie à l’Université libre de Bruxelles, appelle l’Europe à renouer avec une production locale pour garantir sa sécurité énergétique.
Samuel Furfari
Une leçon de la crise du détroit d’Ormuz : produire de l’énergie localement
