L' étude finlandaise qui établit que les opérations de réassignation sexuelle aggravent l’état psychologique des adolescents* - Par Christian Flavigny,
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Christian Flavigny est pédopsychiatre, psychanalyste, directeur de recherche à l’Institut Thomas More décrypte, pour Atlantico, une étude finlandaise qui conclut que la réassignation médicale et chirurgicale ne soulage pas la souffrance des jeunes qui se sentent "dans le mauvais corps". Dirigée par la professeure Riittakerttu Kaltiala cette étude repose sur 25 ans de suivi d’adolescents présentant une dysphorie de genre. Ses conclusions indiquent que les interventions médicales et chirurgicales de réassignation ne réduisent pas la souffrance psychique des jeunes concernés. Les auteurs soulignent que le sentiment d’être « dans le mauvais corps » masque souvent d’autres troubles psychiatriques, nécessitant une évaluation approfondie avant toute décision médicale. L’étude critique les approches issues du Dutch Protocol, jugées insuffisamment fondées et influencées par un militantisme nord‑américain valorisant l’« autodétermination de genre ». Elle met en évidence une augmentation rapide des demandes, un renversement du sex‑ratio, ainsi qu’un nombre croissant de regrets après transition. Les chercheurs recommandent de privilégier un accompagnement psychologique structuré, estimant que les interventions médico‑chirurgicales chez les mineurs sont souvent inappropriées ou prématurées, et qu’une véritable compréhension de l’angoisse pubertaire nécessite la maturité adulte.
Christian Flavigny
*Dysmorphie de genre : la vaste étude finlandaise qui établit que les opérations de réassignation sexuelle aggravent l’état psychologique des adolescents
