Blocus du détroit d’Ormuz : « La France devrait s’en sortir mieux grâce à son nucléaire » - Par Michel Fayad
Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly
Après 47 jours de conflit en Iran, Michel Fayad analyse les forces et faiblesses en présence dans le détroit d’Ormuz, par où transitent 20 % du pétrole mondial et plus de 22 % du GNL, devenu l’épicentre d’une guerre mondiale de l’énergie. L’Iran met à exécution sa menace de blocage, tandis que les États-Unis cherchent à contenir son influence. Malgré sa posture offensive, Téhéran présente de fortes vulnérabilités : manque d’eau, dépendance à l’île de Kharg pour 90 % de ses exportations pétrolières, et fragilité économique. Washington pourrait laisser sortir les navires chinois avant de fermer totalement le détroit ou proposer à Pékin un « swap » pétrolier, au risque de créer une nouvelle dépendance. La Russie apparaît comme la grande bénéficiaire, pouvant vendre davantage à l’Inde et à la Chine. L’Europe, très dépendante, serait durement touchée ; la France s’en sortirait mieux grâce au nucléaire, mais resterait exposée via le pétrole et le gaz. Michel Fayad préconise de rouvrir des raffineries, d’abroger la loi Hulot et d’investir dans le nucléaire et la géothermie pour restaurer la souveraineté énergétique.
Michel Fayad
Blocus du détroit d’Ormuz : « La France devrait s’en sortir mieux grâce à son nucléaire »
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