Chantal Delsol : « La chute de Viktor Orban n’a pas fait disparaître le problème démocratique de l’Europe institutionnelle »
La défaite de Viktor Orban ne résout pas, selon Chantal Delsol, le problème démocratique posé par l’Union européenne. Elle voit dans l’expérience hongroise un symptôme révélant deux dérives profondes : l’abandon du principe de subsidiarité, devenu un outil de centralisation bruxelloise, et la réduction de la démocratie à l’adhésion obligatoire aux normes sociétales progressistes. L’Europe, écrit-elle, s’est éloignée de son esprit civilisationnel fondé sur l’autonomie des acteurs et la tolérance morale. Face à cette pression normative, les Hongrois ont soutenu Orban pendant seize ans, malgré ses dérives féodales — corruption, clientélisme, rapprochement avec la Chine et la Russie. Sa chute ne garantit pas un alignement sur Bruxelles : Péter Magyar pourrait incarner une contestation plus modérée mais tout aussi critique. Pour Delsol, le « symptôme hongrois » doit pousser l’Europe à réfléchir à ses propres dérives démocratiques.
Chantal Delsol
« La chute de Viktor Orban n’a pas fait disparaître le problème démocratique de l’Europe institutionnelle »
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