Chantal Delsol : « La chute de Viktor Orban n’a pas fait disparaître le problème démocratique de l’Europe institutionnelle »

Dans une rue de Budapest, un portrait de Viktor Orban accompagné du slogan « Unissons-nous contre la guerre ! » jouxte les portraits de Volodymyr Zelensky et de Peter Magyar surmontés de la mention « Ils sont dangereux ». ATTILA KISBENEDEK / AFP

Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly

La défaite de Viktor Orban ne résout pas, selon Chantal Delsol, le problème démocratique posé par l’Union européenne. Elle voit dans l’expérience hongroise un symptôme révélant deux dérives profondes : l’abandon du principe de subsidiarité, devenu un outil de centralisation bruxelloise, et la réduction de la démocratie à l’adhésion obligatoire aux normes sociétales progressistes. L’Europe, écrit-elle, s’est éloignée de son esprit civilisationnel fondé sur l’autonomie des acteurs et la tolérance morale. Face à cette pression normative, les Hongrois ont soutenu Orban pendant seize ans, malgré ses dérives féodales — corruption, clientélisme, rapprochement avec la Chine et la Russie. Sa chute ne garantit pas un alignement sur Bruxelles : Péter Magyar pourrait incarner une contestation plus modérée mais tout aussi critique. Pour Delsol, le « symptôme hongrois » doit pousser l’Europe à réfléchir à ses propres dérives démocratiques.

Chantal Delsol
« La chute de Viktor Orban n’a pas fait disparaître le problème démocratique de l’Europe institutionnelle »

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