Jean-Éric Schoettl : «LFI s’infiltre dans tous les conflits clivants pour faire avancer son agenda déconstructeur »
Jean-Luc Mélenchon et les cadres de La France insoumise lors d’un meeting à Lille, le 19 mars 2026. SAMEER AL-DOUMY / AFP
Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly
Jean‑Éric Schoettl analyse la stratégie politique de La France insoumise (LFI). Le mouvement érige l’antifascisme en ressort central de mobilisation, en l’utilisant pour délégitimer ses adversaires et justifier des pratiques d’intimidation. Il oppose cette logique à l’universalisme républicain, fondé sur l’indifférence aux origines, fragilisé par l’augmentation des flux migratoires, l’écart culturel et l’affaiblissement des vecteurs d’intégration. LFI s’insère dans tous les conflits clivants — du conflit israélo‑arabe aux débats sur le racisme systémique, le féminisme ou les questions LGBT — afin de fédérer des groupes hétérogènes par une convergence des luttes. Jean‑Éric Schoettl souligne les contradictions internes de cette approche, notamment entre féminisme et rigorisme religieux. Enfin, il décrit une stratégie de diabolisation du « fascisme » présenté comme omniprésent, permettant à LFI de se poser en rempart unique lors des scrutins.
Jean-Éric Schoettl
«LFI s’infiltre dans tous les conflits clivants pour faire avancer son agenda déconstructeur »
Lire la tribune ICI
.png)