Mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du Liban - Par Gil Mihaely
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| © Patricia CHAIR© Patricia CH© Patricia CHAIRA/SIPA |
Le mot de Méchant Réac® ! Par Laurent Sailly
Pour Gil Mihaely, la mort de deux soldats français au Sud-Liban rappelle la vulnérabilité persistante de la FINUL, régulièrement visée depuis 2006. Aucune enquête n’a jamais établi de responsabilité officielle, même si de nombreuses analyses situent ces attaques dans des zones d’influence du Hezbollah. La réaction française, rapide mais prudente, vise surtout à éviter l’escalade, sans mesures concrètes ni changement de posture. Cette retenue s’inscrit dans une longue histoire marquée par les attentats des années 1980 et la crainte d’un affrontement direct avec l’Iran. Paris affirme vouloir soutenir la souveraineté libanaise tout en refusant de nommer clairement l’Iran comme acteur central, créant une politique d’entre‑deux où objectifs et moyens divergent. L’attaque récente souligne cette impasse stratégique : la France reste présente mais sans levier réel pour influencer la situation.
