L’Alliance des États du Sahel : l’ordre des fusils, le désordre des droits - Par Fiacre Vidjingninou
Le mot de Méchant Réac® ! Par Laurent Sailly
Fiacre Vidjingninou observe dans l'Alliance des États du Sahel (Burkina Faso, Mali, Niger) un paradoxe : des juntes arrivées au pouvoir au nom de la lutte antiterroriste négocient désormais avec les groupes djihadistes qu’elles prétendaient combattre. Tandis que les régimes militaires revendiquent souveraineté et « réformisme progressiste », les organisations de défense des droits humains documentent une explosion des exactions, la fermeture de milliers d’écoles, l’effondrement des services publics et des massacres à caractère ethnique, notamment contre les Peuls. Au Burkina Faso, l’armée et les milices alliées sont accusées de crimes de guerre ; au Mali, la baisse des attaques résulte d’accords tacites avec le GSIM ; au Niger, Tchiani cherche à négocier malgré une situation sécuritaire critique. Le retrait coordonné de la CEDEAO et de la CPI crée un espace d’impunité alors même que le Sahel concentre plus de la moitié des morts liées au terrorisme dans le monde.
Fiacre Vidjingninou
L’Alliance des États du Sahel : l’ordre des fusils, le désordre des droits
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