Comment les drones iraniens frappent-ils avec une telle précision ? -Par Frédéric Rosard
Frédéric Rosard est docteur en mathématiques appliquées, consultant en intelligence économique et enseigne notamment à Sciences Po Paris. Pour la Revue Conflits, il explique que la précision des drones iraniens repose sur une méthode statistique combinant en temps réel GPS, Glonass et centrale inertielle, ce qui réduit l’erreur de localisation à 2–3 mètres, voire moins d’un mètre pour les modèles avancés comme le Shahed‑238 . L’usage simultané de deux systèmes satellitaires complique fortement le brouillage, exigeant 3 à 5 fois plus de puissance de l’adversaire . Les drones peuvent aussi ignorer jusqu’à 15 signaux GPS factices grâce à des antennes spécialisées et à la puce Kometa‑M qui fusionne les données pour atteindre une précision submétrique . Les versions récentes ajoutent modems 4G, triple fréquence et un guidage final laser permettant des impacts à moins de deux mètres . Malgré leurs limites face à un brouillage très puissant, ces drones restent redoutables grâce à leur coût très faible (35 000–60 000 $) comparé aux missiles chargés de les intercepter (2–3 millions $).
Frédéric Rosard
Comment les drones iraniens frappent-ils avec une telle précision ?
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