Des décennies de complaisance envers l’Iran des mollahs - Par Vincent Laloy


Le mot de Méchant Réac® ! Par Laurent Sailly

Vincent Laloy dénonce la longue indulgence de responsables politiques français envers la République islamique d’Iran, malgré la nature répressive du régime et son lien avec le terrorisme. Il remonte à la fin des années 1970 : l’accueil de l’ayatollah Khomeiny en France, l’aisance avec laquelle il y organise sa propagande, puis le pari diplomatique de la présidence Giscard d’Estaing sur une hypothétique “transition démocratique”. La prise d’otages de l’ambassade américaine à Téhéran suscite des réactions tardives et précautionneuses ; l’Europe, en levant rapidement les sanctions après la libération des otages, banalise un précédent grave. Sous Mitterrand, une gauche encore plus accommodante : participation de dirigeants socialistes à des initiatives iraniennes alors que les otages sont détenus, mansuétude face à la répression, absence de protestations malgré des vagues d’exécutions (notamment en 1988), et recherche assumée de coopérations économiques. L’affaire Salman Rushdie illustre une tendance à minimiser ou relativiser l’appel au meurtre, avec des réactions tardives et le souci de préserver les relations. Au-delà des alternances, Vincent Laloy décrit une continuité : invitations officielles, échanges diplomatiques et contrats, tandis que les droits humains sont traités comme un sujet secondaire. Des épisodes (assassinat de Bakhtiar, pressions sur manifestations, foires du livre expurgées) appuient l’idée d’un “apaisement” perçu comme moralement fautif et politiquement contre-productif. Enfin, des positions récentes, notamment à gauche radicale, accusées de minimiser la répression iranienne et de reprendre des narratifs favorables au régime, alors même que des soulèvements sont violemment réprimés.

Vincent Laloy
Des décennies de complaisance envers l’Iran des mollahs

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