Sommet de l’OTAN : l’Europe des impuissants - Par Guillaume Lagane, François Chauvancy et Florent Parmentier
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| REUTERS/Léon Neal/Pool |
Le mot de Méchant Réac® ! par Laurent Sailly
Guillaume Lagane, François Chauvancy et Florent Parmentier décryptent, pour Atlantico, le sommet de l’OTAN à Ankara (7 et 8 juillet) qui met en lumière une Europe fragilisée par le second mandat de Donald Trump, marqué par une vision transactionnelle de l’Alliance et une remise en cause du contrat stratégique de 1949. Les Européens, bien qu’ayant augmenté leurs budgets militaires, peinent à convertir ces moyens en capacités opérationnelles cohérentes, en raison de divisions internes, de lenteurs institutionnelles et d’un coût de remplacement massif des apports américains.Washington reste orienté vers l’Asie pour contenir la Chine, ce qui renforce le doute sur la pérennité de son engagement en Europe. Les Européens cherchent donc à préserver le lien transatlantique tout en assumant davantage leur sécurité, notamment via le soutien massif à l’Ukraine, devenu leur première ligne de défense.
Le sommet révèle aussi l’importance croissante de la Turquie, acteur pragmatique jouant sur plusieurs tableaux, indispensable par sa géopolitique et son industrie de défense, mais souvent en tension avec plusieurs partenaires européens.
Au final, l’Europe se trouve à un moment charnière : elle doit reconstruire une véritable autonomie stratégique, industrielle et doctrinale, tout en gérant une Amérique plus sélective et une Alliance en recomposition profonde.
Guillaume Lagane, François Chauvancy et Florent Parmentier
Sommet de l’OTAN : l’Europe des impuissants
