
Le mot de Laurent Sailly pour le blog Grandes Chroniques de
France
La bataille de Wagram (5‑6 juillet 1809) oppose la Grande
Armée de Napoléon aux forces autrichiennes du général‑feld-maréchal
Charles-Louis d’Autriche-Teschen. Après Essling, Napoléon prépare
minutieusement une nouvelle traversée du Danube depuis l’île de Lobau, malgré
la mort de Lannes qui marque profondément l’Empereur. Le combat se déroule dans
les plaines de Marchfeld, où les Autrichiens disposent de solides positions
défensives le long du Russbach. Les Français engagent 154
000 hommes contre 137
000 Autrichiens. Le 5 juillet,
l’attaque française échoue, mais le lendemain Napoléon reprend l’initiative,
repousse l’offensive autrichienne au sud et perce au nord. L’assaut final,
appuyé par une batterie de 100 canons, brise le centre ennemi. Malgré de
lourdes pertes, la victoire française force l’armistice de Znaïm le 12 juillet. Pour l’Histoire, la bataille de Wagram, par le rôle prépondérant joué par l'artillerie, l'importance des effectifs engagés et les stratégies d'anéantissement préfigure les conflits de masse du XXe siècle.
