Nicolas Baverez : « Dette ou souveraineté, il faut choisir ! »
Le mot de Méchant Réac® ! par Laurent Sailly
Nicolas Baverez dresse un constat alarmant de la situation
française : l’État, miné par une dépense publique record de 1770 milliards
d’euros (57,1 % du PIB), n’assure plus la continuité des services
essentiels, comme l’a révélé la canicule de juin qui a paralysé écoles,
hôpitaux, transports et réseaux de communication. Malgré 5,7 millions de
fonctionnaires et des recrutements massifs depuis 2017, les performances
publiques s’effondrent : éducation en déroute, accès aux soins dégradé, ordre
public fragilisé. La dette atteint 3536 milliards d’euros (117,5 % du
PIB) et son service dépassera 100 milliards en 2029. Baverez estime que la
France est au bord d’un choc financier majeur, aggravé par la démographie, la
faible croissance et la montée du populisme. Il appelle à une thérapie de choc
: réduction des dépenses, modernisation de l’État et réorientation vers
production, innovation et travail.
