Fin de vie : «La mort provoquée ne restera pas sans témoin» - Par Laurent Frémont

[Manon CRUZ/REUTERS]

Le mot de Méchant Réac® ! par Laurent Sailly

Laurent Frémont analyse les enjeux de la nouvelle loi légalisant l’aide à mourir en France, adoptée malgré les alertes répétées de soignants, juristes et philosophes qui redoutent ses effets réels . Selon lui, la vigilance commence maintenant : décret après décret, demande après demande, le véritable visage de la loi apparaîtra. Il juge illusoire de compter sur les autorités, faute de données fiables et indépendantes, comme l’ont montré les expériences étrangères. Le Collectif Démocratie, Éthique et Solidarités qu’il cofonde crée donc un observatoire autonome chargé d’analyser les textes, suivre les délais, documenter les demandes et mesurer les inégalités sociales et territoriales. L’association offrira aussi un soutien éthique et juridique aux soignants et aux familles confrontés à des pressions implicites ou explicites pour demander la mort. Pour Frémont, nul ne pourra dire qu’il ne savait pas : la loi sera désormais observée, pas seulement appliquée.

Laurent Frémont
Fin de vie : «La mort provoquée ne restera pas sans témoin»