Olivier Rey : « Le fantasme de Musk d’une vie éternelle et la fin de vie provoquée sont les deux faces d’une même médaille »
Le mot de Méchant Réac® ! par Laurent Sailly
Olivier Rey analyse la manière dont nos sociétés modernes abordent la mort, prises entre deux pôles : le fantasme technologique d’une vie indéfinie, illustré par Elon Musk qui voit la mort comme un « problème d’ingénierie » , et l’essor législatif de l’aide à mourir, qui transforme la disparition volontaire en solution aux impasses de l’existence. Pour Rey, ces deux attitudes procèdent d’un même dualisme contemporain : une volonté toute-puissante face à une matière perçue comme malléable à l’infini. La mort, autrefois intégrée au cycle de la vie, est désormais refoulée dans des sociétés obsédées par le progrès et le changement permanent, rendant l’existence « jamais rassasiée » selon Weber. Les lois sur la fin de vie, loin d’élargir la liberté, modifient le monde commun et peuvent devenir une incitation au désespoir, comme l’illustre l’exemple néerlandais.Olivier Rey
« Le fantasme de Musk d’une vie éternelle et la fin de vie provoquée sont les deux faces d’une même médaille »
