Défiée par la révolution trumpienne, la Cour suprême joue son rôle de contre-pouvoir - Par Pierre-Yves Dugua
Le mot de Méchant Réac® ! par Laurent Sailly
La Cour suprême américaine, malgré sa majorité
conservatrice, ne suit pas aveuglément Donald Trump, explique Pierre‑Yves Dugua.
Depuis sa réélection, elle a souvent validé temporairement certaines mesures de
l’exécutif — expulsions rapides, réduction d’aides étrangères, suppression de
postes fédéraux — sans trancher sur le fond. Elle a aussi renforcé le pouvoir
présidentiel en permettant le renvoi des dirigeants d’agences fédérales comme
la FTC, jugées trop indépendantes. Mais elle a fixé des limites : impossibilité
de limoger un gouverneur de la Fed, maintien du vote par correspondance,
confirmation du droit du sol, et invalidation de droits de douane punitifs
imposés sans contrôle du Congrès. Ces décisions montrent que le contre‑pouvoir
judiciaire reste solide, alors que le Congrès et la presse peinent à jouer leur
rôle face à l’activisme présidentiel et à la polarisation politique.
