Dérive des finances publiques : mais QUI paie vraiment la lâcheté budgétaire française in fine ? - Par Jean-Sébastien Ferjou, Pierre Bentata et Marc de Basquiat
Le mot de Méchant Réac® ! par Laurent Sailly
Jean-Sébastien Ferjou, Pierre Bentata et Marc de Basquiat
analysent trente années de dérive des finances publiques françaises,
marquées par l’incapacité des gouvernements successifs à tenir leurs
engagements de redressement budgétaire. Malgré des promesses récurrentes, aucun
retour durable à l’équilibre n’a été atteint depuis près de vingt ans. La dette
a continué de croître, révélant surtout la difficulté structurelle à maîtriser
une dépense publique jugée peu efficace plutôt qu’excessive en volume.
Les auteurs soulignent que chaque majorité a préféré des
ajustements ponctuels, souvent dictés par des impératifs politiques de court
terme, plutôt qu’une réforme d’ensemble capable de stabiliser durablement les
comptes publics. Cette stratégie de temporisation a conduit à reporter les
arbitrages nécessaires, laissant s’accumuler les déficits.
La facture réelle de cette « lâcheté budgétaire » est différée : le poids de la dette et de ses
intérêts pèsera principalement sur les finances publiques futures, limitant
les marges de manœuvre des générations à venir et rendant plus coûteux tout effort §de réforme ultérieure.
Ils mettent ainsi en lumière un problème systémique : l’absence de volonté politique pour engager des transformations structurelles, malgré l’urgence croissante d’un assainissement budgétaire.
