Olivier Babeau : « Entre les Canadair et la Seine, l’État va devoir choisir »

Le mot de Méchant Réac® ! par Laurent Sailly

Olivier Babeau souligne que l’État doit impérativement hiérarchiser ses priorités face à des moyens publics limités. La comparaison entre le coût de la dépollution de la Seine pour les JO (1,4milliard d’euros) et le manque de Canadair pour lutter contre les incendies illustre, selon lui, un déséquilibre politique entre dépenses spectaculaires et missions essentielles. Babeau rappelle que toute dépense publique possède un coût d’opportunité : l’argent mobilisé pour un projet n’est plus disponible pour d’autres besoins vitaux, comme la sécurité, la justice ou la santé. Il dénonce un État omniprésent dans l’accessoire mais impuissant sur le vital, dispersé dans des interventions secondaires au détriment de ses fonctions régaliennes. Pour lui, gouverner exige de définir des priorités explicites, de couper dans l’inefficace et de renforcer les missions essentielles, notamment la lutte contre les incendies, qui requiert une stratégie de long terme.

Olivier Babeau
« Entre les Canadair et la Seine, l’État va devoir choisir »

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