«À Ankara, l’Europe souhaite davantage de prévisibilité, ce que les États-Unis ne sont pas prêts à lui donner» - Par Sophia Besch et Tara Varma
Le mot de Méchant Réac® ! par Laurent Sailly
Sophia Besch, chercheuse senior pour l’Europe, Carnegie
Endowment for International Peace et Tara Varma, directrice de la
prospective stratégique, German Marshall Fund, analysent la
transformation du lien transatlantique à l’occasion du sommet de l’Otan à
Ankara. Les Européens, conscients du recul de l’engagement américain, cherchent
désormais davantage de prévisibilité dans la politique de Washington,
mais l’administration Trump, marquée par la volatilité et la personnalisation
du pouvoir, ne peut la garantir. Face aux pressions américaines, l’Europe a
commencé à s’affirmer, notamment en utilisant son instrument anti‑coercition
lors de l’épisode du Groenland, démontrant qu’elle peut rendre coûteuse la
coercition américaine. Parallèlement, elle accélère son réarmement et cherche à
réduire ses dépendances, même si celles-ci demeurent fortes dans les domaines
technologique, énergétique et financier, dominés par les acteurs américains. L’Europe
vise désormais une relation plus équilibrée, fondée sur des intérêts
convergents plutôt que sur la déférence d’après‑guerre, mais la transition sera
longue et incertaine.
Lire l'article ICI
