Incendies : l'État piégé par sa bureaucratie - Par Arnaud Benedetti
Le mot de Méchant Réac® ! par Laurent
Sailly
Arnaud Benedetti analyse les incendies qui ravagent la Gironde, la Corse ou le Var en soulignant qu’ils ne relèvent pas d’une fatalité mais de causes profondément humaines, criminelles ou accidentelles. Selon lui, la France, pourtant habituée aux feux méditerranéens, souffre d’une organisation défaillante et d’une prévention insuffisante. Il pointe un paradoxe : l’État affiche une volonté d’agir, mais sa bureaucratie hypertrophiée entrave les dispositifs efficaces, qu’il s’agisse des pistes DFCI, des réserves d’eau ou de la gestion forestière, minée par l’empilement des normes et les contradictions administratives. Benedetti dénonce une « bureaucrature » qui contrôle davantage les professionnels que les forêts qu’elle prétend protéger. Pour lui, les flammes deviennent la métaphore d’un pouvoir politique affaibli, incapable de stratégie et prisonnier de ses certitudes erronées.
Arnaud Benedetti
Incendies : l'État piégé par sa bureaucratie
