Canicules : ce que l’on sait… et ce que l’on cherche encore à comprendre - Par Gilles Granereau

Le mot de Méchant Réac® ! par Laurent Sailly

Gilles Granereau explique que les canicules de 2026 ne peuvent être attribuées à une seule cause et qu’il faut distinguer météo et climat. Les épisodes de chaleur extrême existent depuis des siècles, comme le montrent les travaux d’Emmanuel Le Roy Ladurie, et s’inscrivent dans une variabilité naturelle compatible avec la tendance au réchauffement depuis le XIX siècle. La canicule de 2026 résulte principalement d’un blocage anticyclonique durable, empêchant les perturbations atlantiques de circuler et favorisant un ensoleillement continu, renforcé par des flux d’air chaud venus du sud et par la subsidence qui réchauffe et assèche l’air. Si ces mécanismes météorologiques sont bien connus, les raisons de leur fréquence ou persistance relèvent de la climatologie et demeurent incertaines. L’ancien météorologiste rappelle enfin qu’un événement local ne reflète pas nécessairement l’état thermique global de la planète.

Gilles Granereau
Canicules : ce que l’on sait… et ce que l’on cherche encore à comprendre