Vostok 2018 : quand Russes et Chinois s'allient et jouent à la IIIème guerre mondiale

https://mechantreac.blogspot.com/2018/10/vostok-2018-quand-russes-et-chinois.html

Le mois dernier, trois cent mille soldats, dix mille avions (comprenant les récents avions de combats Su-34 et Su-35), hélicoptères et drones, trente-six mille tanks (dont les derniers T-80 et T-90) et quatre-vingts navires (notamment les frégates équipées de missile Kalibr), sans oublier les missiles Iskander. Et ça ne semble inquiéter personne ! Quel média a relayé ces manœuvres militaires les plus importantes jamais réalisées par la Russie depuis 1981, en pleine époque de Guerre froide, dix ans avant la chute du bloc soviétique ? Les deux principaux quotidiens français proposent un encart de 10 lignes accompagné d’une vidéo de « promotion de l’armée russe » dans Le Monde (lien ici) et un article laconique dans Le Figaro (lien ici). Seul, le site de RFI présente un article sérieux et à la mesure de l'évènement (lien ici).

Dans un article publié par l’association de soutien à l’armée française (ASAF), Aymeric Chauprade, dans un article intitulé « Que penser des gigantesques manœuvres russo-chinoises en Sibérie ? » revient sur les manœuvres russo-chinoises Vostok 2018  (en russe : Восто́к, c'est-à-dire Orient) qui viennent de s’achever.

Aymeric Chauprade décrypte les messages que Moscou envoie à l’Occident et comment il faut appréhender l’excellente entente entre Vladimir Poutine (qui a souligné, à l’occasion de cet exercice militaire, la « maîtrise et le courage de l’armée chinoise ») et Xi Jiping (qui il y a cinq ans avait célébré son amitié avec le président russe, un verre de vodka à la main).

Aymeric Chauprade nous explique la vision multipolaire de la Russie et de la Chine face à l’unipolarisme américain et l’entente autour de sphères d’influence établies. C’est le résultat de l’échec de la politique des sanctions, menée par l’Occident après le référendum sur la Crimée de mars 2014. Vladimir Poutine s’est vu conforter dans l’idée que ses alliés de l’ouest ne lui laissaient d’autre choix que de se rapprocher de Pékin. L’auteur de l’article nous rappelle que le 11 septembre 2001, c’est Poutine qui avait proposé au président George W. Bush, de remplacer l’allié saoudien « non fiable » par un autre grand producteur de pétrole, la Russie. La réponse américaine fut d’otaniser la sphère ex-soviétique et d’abaisser l’indépendance de la Russie.


Professeur de relations internationales, Aymeric Chauprade est l’un des refondateurs de la géopolitique française et a publié plusieurs ouvrages de référence. Député au Parlement européen, il est aujourd’hui Vice-président du Groupe Europe de la démocratie directe et des libertés (EFDD). Source : https://www.asafrance.fr/item/libre-opinion-d-aymeric-chauprade.html

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