Electrification de l’automobile : la difficile équation économique des stations de recharge - Par Vincent Bénard


Le mot de Méchant Réac® ! Par Laurent Sailly

Vincent Bénard analyse la faible viabilité économique d’un réseau massif de bornes de recharge pour véhicules électriques. Le principal obstacle est le débit très inférieur des bornes par rapport aux pompes à essence : une prise fournit 10 à 12 fois moins d’autonomie par heure qu’une pompe thermique, ce qui impose de multiplier les installations et les puissances électriques souscrites. Une station devrait ainsi disposer d’une cinquantaine de bornes pour remplacer cinq pompes classiques, avec des besoins en puissance comparables à ceux d’un site industriel. Les coûts d’investissement et de renforcement du réseau explosent, tandis que l’usage moyen reste faible en raison de la recharge à domicile. Les bornes publiques génèrent un chiffre d’affaires très bas, environ 4000 € par an contre 160 000 € pour une pompe à essence. L’ingénieur et économiste conclut que la rentabilité est impossible sans subventions massives, pesant sur les contribuables, et plaide pour l’abandon des obligations pro‑VE au profit du marché.

Vincent Bénard
Electrification de l’automobile : la difficile équation économique des stations de recharge

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