7 mai 1794: le culte de l'Etre suprême
Le mot de Laurent Sailly
Après les fêtes civiques de 1790, le culte révolutionnaire évolue vers le culte de la Raison, lié à la déchristianisation menée en 1793.
À Paris, l’adoption du calendrier républicain vise à remplacer les superstitions par une religion civique fondée sur l’égalité. La fête de la Raison, organisée à Notre‑Dame, met en scène une allégorie féminine surgissant d’une montagne artificielle, symbole d’un culte improvisé et peu structuré.
Robespierre, inquiet des excès, propose un culte plus moral et métaphysique : le culte de l’Être suprême, affirmé dans son discours du 18 floréal an II et consacré par décret reconnaissant l’existence de Dieu et l’immortalité de l’âme. La grande fête du 20 prairial, mise en scène par David, constitue l’apogée de Robespierre mais nourrit aussi les accusations de dérive dictatoriale et de « calotinisme » qui contribueront à sa chute.
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