Dans l’armée britannique, le naufrage de la Royal Navy - Par Clément Machecourt
Clément Machecourt analyse, pour Le Point, la
crise profonde que traverse la Royal Navy, révélée lors de l’opération Epic
Fury, où son absence initiale a contrasté avec la mobilisation rapide des
marines européennes. Malgré un budget de défense parmi les plus élevés
d’Europe, la flotte britannique souffre de retards, de pannes et d’une
disponibilité opérationnelle minimale : seules deux frégates Type 45 sont
réellement actives . Les porte‑avions Queen Elizabeth et Prince of
Wales accumulent les avaries, symbolisant un déclassement dénoncé par des
experts comme James W.E. Smith, qui évoque « le point le plus bas en cinq
siècles » . À cette fragilité matérielle s’ajoute une crise des effectifs, avec
des patrouilles sous‑marines dépassant 200 jours, pesant sur la dissuasion.
Londres tente de réagir via le concept de « Bastion Atlantique » et une «
marine hybride » mêlant drones et systèmes autonomes, mais les doutes
persistent sur la faisabilité et le financement de cette transformation.
