Dans l’armée britannique, le naufrage de la Royal Navy - Par Clément Machecourt

Le HMS Dragon, une des six frégates de type 45 de la Royal Navy, lors de son départ du port de Porthsmouth pour la Méditerranée le 10 mars dernier. AFP/JUSTIN TALLIS

Le mot de Méchant Réac® ! Par Laurent Sailly

Clément Machecourt analyse, pour Le Point, la crise profonde que traverse la Royal Navy, révélée lors de l’opération Epic Fury, où son absence initiale a contrasté avec la mobilisation rapide des marines européennes. Malgré un budget de défense parmi les plus élevés d’Europe, la flotte britannique souffre de retards, de pannes et d’une disponibilité opérationnelle minimale : seules deux frégates Type 45 sont réellement actives . Les porte‑avions Queen Elizabeth et Prince of Wales accumulent les avaries, symbolisant un déclassement dénoncé par des experts comme James W.E. Smith, qui évoque « le point le plus bas en cinq siècles » . À cette fragilité matérielle s’ajoute une crise des effectifs, avec des patrouilles sous‑marines dépassant 200 jours, pesant sur la dissuasion. Londres tente de réagir via le concept de « Bastion Atlantique » et une « marine hybride » mêlant drones et systèmes autonomes, mais les doutes persistent sur la faisabilité et le financement de cette transformation.

Clément Machecourt
Dans l’armée britannique, le naufrage de la Royal Navy

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