Grandes régions : 10 ans après, quel bilan, quelles économies ? - Par Sandrine Gorreri (IFRAP)


Le mot de Méchant Réac® ! Par Laurent Sailly

La réforme territoriale de 2015, entrée en vigueur en 2016, visait à renforcer la cohérence géographique des régions et à générer d’importantes économies d’échelle. Dix ans plus tard, le bilan est contrasté. Les économies promises — jusqu’à 15 milliards d’euros selon l’exécutif — ne se sont pas matérialisées, notamment en raison de l’alignement par le haut des rémunérations et du maintien de multiples implantations régionales. Les dépenses de fonctionnement ont globalement augmenté (+34,6 % en courants), même si certaines régions comme l’Île-de-France ont réduit leurs coûts en constants. La démographie joue un rôle clé : les régions attractives (Occitanie, Pays de la Loire) amortissent la hausse des dépenses par habitant, tandis que les régions en stagnation voient leurs ratios s’alourdir. L’endettement progresse fortement (+43 % en courants), avec de fortes disparités régionales. Selon l’IFRAP, un alignement sur les Pays de la Loire aurait permis 5 milliards d’euros d’économies en 2023.

Sandrine Gorreri
Grandes régions : 10 ans après, quel bilan, quelles économies ?