Ferghane Azihari : « La Chine, bouc émissaire trop facile de nos renoncements industriels »

Le président chinois Xi Jinping. LUDOVIC MARIN / AFP


Le mot de Méchant Réac® ! Par Laurent Sailly

Ferghane Azihari soutient que l’Europe se trompe de cible en accusant la Chine d’être responsable de son déclin industriel. Pékin, en supprimant récemment les droits de douane pour la quasi‑totalité des pays africains, se pose paradoxalement en défenseur du libre‑échange, tandis que les puissances occidentales s’enferment dans des politiques protectionnistes stériles . L’essor chinois, né des réformes de Deng Xiaoping, a sorti des centaines de millions de personnes de la pauvreté et fait du pays un immense marché importateur, loin de l’image d’un simple prédateur commercial. Pour Azihari, le véritable problème réside dans les choix européens : retraite par répartition qui assèche l’investissement, abandon du nucléaire allemand, fiscalité punitive française, autant de décisions qui minent la compétitivité du continent. L’Europe, conclut-il, doit cesser de chercher des boucs émissaires et affronter ses propres renoncements si elle veut retrouver sa puissance.

Ferghane Azihari
«La Chine, bouc émissaire trop facile de nos renoncements industriels»