Pourquoi l’Europe avance ses pions en Arménie - Par Emmanuel Berretta

Antonio Costa, le président du Conseil européen, et Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, entourent Nikol Pachinian, le Premier ministre arménien, le 5 mai, à Erevan. ALEXANDROS MICHAILIDIS

Le mot de Méchant Réac® ! Par Laurent Sailly

L’Union européenne renforce son ancrage en Arménie à un moment décisif, à un mois des législatives du 7 juin. Ursula von der Leyen et António Costa ont signé à Erevan une déclaration stratégique assortie d’un vaste soutien financier : 2,5 milliards d’euros via Global Gateway, 270 millions pour la résilience, une mission de sécurité et un dialogue sur les visas. L’objectif est de consolider le pivot pro-occidental du Premier ministre Pachinian après la rupture avec Moscou consécutive à l’abandon du Haut-Karabakh en 2023. Washington joue aussi un rôle central avec le corridor stratégique TRIPP, concession de 49 ans contrôlée à 74 % par les États-Unis. Mais tout dépendra du scrutin : l’opposition, fragmentée mais soutenue par des réseaux pro-russes, pourrait remettre en cause cet alignement occidental. L’enjeu dépasse l’Arménie : il touche à l’équilibre géopolitique du Caucase.

Emmanuel Berretta
Pourquoi l’Europe avance ses pions en Arménie

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