Francis Fukuyama, trente ans après - Par Jean-Baptiste Noé


Le mot de Méchant Réac® ! Par Laurent Sailly

Francis Fukuyama revient en 2018 sur sa thèse de La fin de l’histoire, souvent caricaturée. Il maintient que le libéralisme démocratique demeure sans rival idéologique crédible, mais reconnaît trois angles morts majeurs : la fragilité des États, la réversibilité des démocraties et la puissance du modèle chinois. Il admet avoir sous-estimé l’importance d’un État moderne et impersonnel comme condition préalable à la démocratie, ainsi que la tendance des systèmes politiques à la repatrimonialisation  Il analyse aussi la montée des populismes, nourris par le sentiment que les élites ont capturé le système. Son aveu le plus fort concerne la Chine, capable de se moderniser sans se démocratiser ; si elle continue de prospérer, sa thèse serait « définitivement réfutée ». Enfin, il réhabilite le thymos, moteur des revendications identitaires contemporaines.

Jean-Baptiste Noé
Francis Fukuyama, trente ans après

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