Chine–États-Unis–Russie : Grand Yalta 2.0 ou basculement post-occidental ? - Par Alexandre del Valle
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| Nombre total estimé d’ogives nucléaires dans le monde en janvier 2025, selon l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI). |
Alexandre del Valle décrit un monde en transition systémique, dominé par la rivalité entre les États-Unis, la Chine et la Russie. La rencontre Trump-Xi de mai 2026 illustre cette nouvelle phase : malgré un ton apaisé, la méfiance reste forte, notamment sur Taïwan, l’intelligence artificielle et les semi-conducteurs. Washington voit Pékin comme son principal rival stratégique, tandis que la Chine renforce sa coopération avec la Russie pour contester l’ordre occidental. Moscou et Pékin cherchent à consolider leurs sphères d’influence tout en évitant une guerre directe avec les États-Unis. L’Inde, de son côté, pratique un multialignement pragmatique entre BRICS+ et partenariats occidentaux. Les tensions en Ukraine, au Moyen-Orient et en Indo-Pacifique montrent que la confrontation mondiale prend désormais des formes hybrides, énergétiques, technologiques et géopolitiques. Dans ce monde tripolaire, coopération, compétition et affrontement coexistent sans cadre de sécurité stable ni compromis global durable.
Alexandre del Valle
Chine–États-Unis–Russie : Grand Yalta 2.0 ou basculement post-occidental ?
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