Christophe Guilluy : « Rien n’est fini. La France n’est pas condamnée à l’archipélisation généralisée »
Le mot de Méchant Réac® ! Par Laurent Sailly
Christophe Guilluy retrace deux siècles de transformations territoriales françaises. Il décrit une France longtemps rurale et lisible, où chacun trouvait sa place dans un récit collectif partagé, puis une société portée par l’industrialisation et les Trente Glorieuses, grâce à un « gaullo‑communisme » soucieux de la majorité ordinaire . À partir des années 1980, la montée de la technostructure impose une vision métropolitaine du pays, réduisant les territoires périphériques à un « reste » et acceptant la désindustrialisation comme fatalité. Cette évolution nourrit une dépossession territoriale, économique, politique et culturelle des classes populaires et moyennes, qui ne se sentent plus représentées et se détachent des émetteurs traditionnels . Pourtant, Guilluy affirme que rien n’est joué : la France peut renouer avec une géographie équilibrée articulant métropoles et périphéries, à condition de remettre la majorité ordinaire au centre et de « réapprendre à aimer les Français ».
Christophe Guilluy
« Rien n’est fini. La France n’est pas condamnée à l’archipélisation généralisée »
