Guerre froide à 3 : Trump, Xi et cet autre super pouvoir qu’ils ne peuvent ni bombarder, ni sanctionner - Par Guillaume Lagane

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Le mot de Méchant Réac® ! Par Laurent Sailly

Guillaume Lagane considère que la rivalité entre la Chine et les États-Unis rappelle par certains aspects une nouvelle guerre froide, mais avec une différence majeure : les deux puissances sont profondément interdépendantes sur le plan économique. Contrairement à l’opposition entre Washington et Moscou au XXe siècle, la Chine est pleinement intégrée à la mondialisation, ce qui rend la confrontation plus complexe, mêlant coopération et compétition.

Selon lui, cette rivalité s’exprime dans plusieurs domaines : idéologique, technologique, diplomatique et militaire. Toutefois, il n’existe pas aujourd’hui de séparation nette entre deux blocs opposés, car les échanges commerciaux et les chaînes de production restent fortement liés. Cette interdépendance limite en partie les risques d’escalade.

À propos du sommet de Pékin, Lagane y voit une tentative de stabilisation des relations, les deux camps ayant intérêt à préserver le dialogue. Néanmoins, la rivalité demeure structurelle, notamment autour de Taïwan, principal point de tension militaire, ainsi que des alliances chinoises au Moyen-Orient.

Il estime enfin que le découplage restera ciblé sur les secteurs stratégiques comme les semi-conducteurs ou l’intelligence artificielle. La mondialisation ne disparaît pas, mais devient plus fragmentée, plus politique, et davantage marquée par les logiques de puissance.

Guillaume Lagane
Guerre froide à 3 : Trump, Xi et cet autre super pouvoir qu’ils ne peuvent ni bombarder, ni sanctionner

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