Michel Valadier : « On ne peut pas espérer améliorer le niveau des élèves en mathématiques sans d’abord rehausser leur niveau en français »
Le mot de Méchant Réac® ! Par Laurent Sailly
La baisse du niveau en mathématiques découle d’abord, selon Michel Valadier – directeur de la Fondation pour l’école –, de l’effondrement du niveau en français, qui empêche de nombreux élèves de comprendre les consignes des exercices. L’introduction des « maths modernes » dans les années 1970 a affaibli le raisonnement intuitif et la démonstration, amorçant un allègement continu des programmes sur cinquante ans. Les écoles qui résistent à cette chute sont celles qui ajoutent des heures et organisent des groupes de niveau, permettant l’accès aux classes préparatoires les plus exigeantes. La formation des enseignants, souvent peu portée vers les sciences, complique encore la situation. Les conséquences touchent les filières d’ingénieurs et l’économie, les entreprises peinant à recruter en France. Valadier préconise de renforcer simultanément le français et les mathématiques dès le primaire, puis d’intégrer et d’augmenter les heures de mathématiques au lycée, avec des groupes de niveau en Seconde.
Michel Valadier
« On ne peut pas espérer améliorer le niveau des élèves en mathématiques sans d’abord rehausser leur niveau en français »
