28 mai 1871: Paris... couleur rouge sang !
Le mot de Laurent Sailly pour le blog Grandes Chroniques de
France
La Semaine sanglante (21‑28 mai 1871) apparaît, du point de vue versaillais, comme la répression nécessaire d’une « conspiration » mêlant fanatiques, étrangers et criminels. Cette vision, nourrie par la peur héritée de 1793 et des insurrections du XIXᵉ siècle, justifie une violence extrême. L’armée régulière mène alors un véritable carnage dans Paris, où près de 900 barricades sont dressées et où les combats les plus durs se concentrent dans l’Est de la capitale. Les Versaillais dénoncent le caractère cosmopolite de la Commune et l’accusent de trahir la nation « sous les yeux de l’ennemi » allemand. Pendant la reprise de Paris, exécutions sommaires, incendies et massacres se multiplient, visant particulièrement étrangers, jeunes, volontaires et supposés criminels . Malgré l’ampleur de la répression, nombre de dirigeants communards échappent aux poursuites, ce qui fait de cette « épuration » un échec aux yeux des Versaillais.

