Violences après la victoire du PSG : derrière la mobilisation des forces de l’ordre, une vraie faiblesse politique* - Par Driss Aït Youssef, Gérald Pandelon et Philippe Vénère
Le mot de Méchant Réac® ! par Laurent Sailly
Driss Aït Youssef, Gérald Pandelon et Philippe Vénère partagent leur expérience et leur analyse après les violences qui ont suivi la victoire du PSG. Pour eux celles-ci révèlent moins
un problème de moyens policiers qu’une faiblesse politique et judiciaire
structurelle. Malgré un dispositif exceptionnel de 22 000 policiers et
gendarmes, dont 8 000 à Paris , des affrontements, pillages et
dégradations ont touché 71 villes . Les experts décrivent une délinquance
opportuniste profitant de l’anonymat des foules festives , composée
d’individus venus non pour célébrer mais pour « en découdre » avec les forces
de l’ordre. Ils dénoncent un suivi judiciaire insuffisant, où les
interpellations débouchent rarement sur des sanctions effectives, créant un
sentiment d’impunité. L’arsenal juridique existe mais est peu appliqué
par crainte des réactions politiques ou sociales . Cette violence traduit un défi
à l’autorité et un malaise plus profond, marqué par un nihilisme social et
une justice saturée, manquant de moyens humains et carcéraux pour répondre
efficacement à la délinquance récurrente.
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