Gilets Jaunes : « Juste une illusion »

https://mechantreac.blogspot.com/2018/12/gilets-jaunes-juste-une-illusion.html

Le Gouvernement et la représentation nationale, les médias, les réseaux sociaux, la population dans son ensemble ont été victimes d’un « fake ». 


Pourquoi un « fake » ?

-        Au pic de la mobilisation, on a compté 300.000 « gilets jaunes ».

o   Lors des premières manifestations, à peine une dizaine de milliers de gilets jaunes était dans la rue en région parisienne et le double en province. Ces chiffres seraient, en temps normal, considérés comme ridicules pour une population en âge de voter de plus de 40 millions d’électeurs.

o   Des blocages dans toute la France, jusqu’à 1000 ronds-points bloqués les premiers jours. Il y a plus de 45.000 ronds-points dans notre pays ! On est loin de la paralysie.

-        Quant au soi-disant soutien de la population :

o   Interrogez autour de vous le nombre de personnes qui sont descendus dans la rue au nom de ce mouvement (je ne compte pas les « gilets jaunes de salon »).

o   80% de la population soutient, selon certains sondages, les revendications des « gilets jaunes », mais qui répondrait non à des questions du type : « voulez-vous que tout le monde mange à sa faim ? », « souhaitez-vous payer moins de taxes ? », « demandez-vous une hausse de votre pouvoir d’achat ? ».

o   Les « gilets jaunes » constatent le soutien de la population lors de leur passage aux points d’occupation (ou de blocage) : mais combien d’entre nous avons nous mis (ou avons recommandé à notre épouse, nos enfants…) notre gilet jaune sur le tableau de bord pour passer ces points sans difficultés ? combien d’entre nous avons klaxonner lors de nos passages aux péages tout simplement parce que le mouvement nous permettait de ne pas payer ?

Que nous a montré ce « faux mouvement » ?

D’abord que plus que jamais, la système républicain est en cause :

-        Parce que les « élites » sont hors sol, technocratiques (issus des mêmes écoles – ENA, ou des mêmes filières – inspection des finances) et parisiens (centralisation des décisions).

-        Parce que notre démocratie représentative n’est plus adaptée à notre société, au point où les députés élus il y a dix-huit mois ne sont déjà plus représentatif. Les « gilets jaunes » en font la terrible expérience dans la désignation de leurs porte-paroles.  

-        Parce que le « nouveau monde » promis par le président Macron est un leurre et que nos dirigeants n’ont jamais donné de réponse aux millions d’abstentionnistes de ces quarante dernières années.

Ensuite, l’absence d’une politique des territoires et d’une vision d’un véritable aménagement cohérente sur long terme se payent aujourd’hui :

-        Les politiques de la ville se sont contentées d’abreuver les banlieues des grandes villes de la métropole (plus de 100 milliards en 40 ans),

-        Le développement des villes moyennes de province, les territoires ruraux et les régions outre-mer ont été complètement oubliés.

Enfin, le coût du travail n’est jamais abordé ni du côté charges sociales, ni du côté revenus nets.

-        Du côté salarial, les entreprises françaises croulent sous les charges au point qu’un salaire coûte à l’employeur près du double de ce que reçoit le salarié.

-        Du côté salarié, le revenu net perçu ne permet plus de faire face, pour une partie de la population de vivre, pour une grande partie de vivre dignement, et pour l’essentiel d’avoir un niveau de vie supérieur à celui de leurs parents (ce qui est le minimum de l’ascenseur social).

Les conséquences à la suite de ce mouvement ?

Alors que la France a besoin de s’unir, de se réunir, le mouvement des « gilets jaunes » participe à cette séparation des Français. L’échec du mouvement est prévisible comme le marque de fiasco des rencontres avec le premier ministre. Mais il est à craindre que les « gilets jaunes » déçus (une fois de plus), ne voient dans cet échec qu’un « complot » de plus.

Mais le fiasco n’est pas que celui des « gilets jaunes ».

D’une part, il est celui d’un gouvernement et de son premier ministre qui ont donné un écho à un mouvement quasi-inexistant. On s’interroge sur les réelles intentions d’Edouard Philippe (diversion ? inconsistance ? incompétence ?) ou alors sur le niveau d’information à sa disposition (quelle évaluation de la dangerosité du mouvement a été faite par les services de la sécurité du territoire ?). En tout cas, ce mouvement n’a pas eu l’air d’impressionner le président de la République qui n’a rien changé dans son agenda.

D’autre part, le monde politique doit se réformer en profondeur : répondre aux difficultés des strates sociales les plus vulnérables de notre pays, favoriser la liberté d’entreprendre, penser la démocratie française dans sa représentativité, mettre en place une politique d’aménagement du territoire, réaliser (enfin) une réelle décentralisation des pouvoirs et des moyens au niveau régional.

Merci d’avoir pris le temps pour cette lecture.

Toutes vos réflexions sont les bienvenues et nourrissent la mienne.

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