Déréglementations, libéralisation, baisse des impôts : le cocktail économique qui marche

Il devait forcément être le « président des riches ». Une formule largement utilisée en France mais reprise fidèlement et à satiété aussi par les Démocrates américains qui s’opposent à la politique économique du président Trump. Or, presque trois ans après son élection, Trump semble devenir, selon le Wall Street Journal qui publie les données économiques les plus récentes, non pas l’élu des riches mais bien celui des … pauvres. Ce sont les indicateurs et les statistiques économiques qui le montrent. Il y a d’abord le taux de chômage à 3.7 %, le plus bas depuis 50 ans. Le Labor Department vient d’annoncer la création de 225 000 emplois en juin, largement au-dessus des prévisions, ce qui prouve qu’il n’y pas vraiment de ralentissement sur le marché de l’emploi. Les revenus ont augmenté de 3.1 % en moyenne depuis un an.
Le taux de chômage des Noirs est de 6,2%, ce qui ne représente que 2,9 points de pourcentage de plus que pour les Blancs, par rapport à un écart de 4,6 points avant le début de la récession de 2008. Le chômage a diminué deux fois plus vite chez les Noirs que chez les Blancs depuis décembre 2016.