Rajan Menon : "La disparition de l'Otan ne serait pas le cataclysme géopolitique que certains redoutent"


Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly

Rajan Menon estime que la disparition de l’Otan ne serait pas le choc géopolitique redouté. Selon lui, l’Europe exagère sa dépendance militaire envers les États-Unis : elle dispose déjà des ressources économiques, technologiques et humaines nécessaires pour assurer progressivement sa propre défense. La véritable faiblesse n’est pas matérielle mais politique, faute de volonté collective. L’incertitude croissante autour de l’engagement américain – notamment sous Donald Trump – pourrait toutefois pousser les Européens à renforcer leurs capacités, y compris en matière de dissuasion nucléaire. Le professeur émérite de relations internationales à la Colin Powell School for Civic and Global Leadership du City College of New York juge par ailleurs la menace d’une attaque russe contre un membre de l’Otan largement surestimée, la Russie étant affaiblie par la guerre en Ukraine. Pour lui, l’enjeu central est que l’Europe se prépare à un éventuel affaiblissement de l’Otan : ne rien changer serait le plus grand risque. L’objectif n’est pas de détruire l’Alliance, mais de bâtir un véritable plan B européen.

Rajan Menon
"La disparition de l'Otan ne serait pas le cataclysme géopolitique que certains redoutent"

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