Shadi Hamid : "La démocratie est possible au Moyen-Orient, mais elle ne sera pas libérale"

People walk near a mural featuring images of Iran's Supreme Leader Ayatollah Ali Khamenei and the leader of Iran's 1979 Islamic Revolution Ayatollah Ruhollah Khomeini, on a street in Tehran, Iran, February 26, 2026. Majid Asgaripour/WANA (West Asia News Agency) via REUTERS ATTENTION EDITORS - THIS PICTURE WAS PROVIDED BY A THIRD PARTY via REUTERS

Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly

Shadi Hamid estime que la mort de l’ayatollah Khamenei ne garantit en rien une transition démocratique en Iran, faute de volonté américaine et en raison des intérêts régionaux d’Israël. Selon lui, la démocratie est possible au Moyen-Orient, mais elle ne sera pas libérale, car le libéralisme n’est ni naturel ni majoritaire dans la plupart des sociétés, y compris occidentales. L’islam, moins sécularisé que le christianisme, continuera d’influencer la vie publique, même en Iran, où l’on surestime souvent le caractère progressiste de la société. Le professeur de science politique, spécialiste des liens entre islam et politique, juge que l’idéologie chiite limite l’influence globale du régime iranien, mais qu’un Iran démocratique aurait un impact régional majeur. Il défend par ailleurs un rôle actif des États-Unis dans le monde, tout en reconnaissant leurs erreurs passées, et s’inquiète du déclin du patriotisme américain, qui fragilise la capacité du pays à assumer ce rôle.

Shadi Hamid
"La démocratie est possible au Moyen-Orient, mais elle ne sera pas libérale"

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