Iran : une guerre sans justification ni objectif, vraiment ? - Par Michel Goya et Antony Dabila


Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly

L’intervention américaine en Iran, menée aux côtés d’Israël, s’explique par une menace concrète, mesurable, avérée et immédiate analysent Michel Goya et Antony Dabila pour Atlantico. Contrairement à l’Irak en 2003, l’Iran avait accumulé un arsenal balistique considérable : plusieurs milliers de missiles à courte et moyenne portée, ainsi que des drones et missiles de croisière capables de frapper dans toute la région. Bien que cette force n’ait pas totalement submergé les défenses israéliennes, elle représentait une capacité de nuisance majeure, notamment via ses alliés comme le Hezbollah, les Houthis ou le Hamas.
Parallèlement, l’Iran avait atteint une position nucléaire de seuil, possédant environ 400 kg d’uranium enrichi à 60 % et pouvant accéder rapidement à l’enrichissement militaire. La stratégie de dissimulation menée depuis des années — sites secrets, inspections entravées, mensonges à l’AIEA — renforçait l’urgence perçue.
La répression violente des soulèvements de début 2026, les assassinats et attentats orchestrés à l’étranger, ainsi que des erreurs stratégiques commises par un régime fragilisé ont contribué à précipiter l’intervention. Washington et Tel-Aviv ont estimé que la fenêtre d’opportunité était ouverte pour affaiblir les Gardiens de la Révolution et favoriser un changement de régime. Enfin, cette intervention pourrait faciliter l’influence américaine lors de la formation d’un futur gouvernement iranien, notamment dans le cadre du projet régional de Donald Trump.

Michel Goya et Antony Dabila
Iran : une guerre sans justification ni objectif, vraiment ? Voilà les éléments factuels que beaucoup oublient

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