La Chine est un pays d’ingénieurs, la France ne l’est plus… pour son malheur - Par Léon Thau
L’article de Léon Thau, pour Transitions & Energies, défend l’idée que la Chine doit une grande partie de son essor à la domination des ingénieurs dans son appareil d’État, tandis que la France a décliné en laissant le pouvoir aux juristes, technocrates et communicants. Cette évolution française a conduit à une gouvernance fondée sur la réglementation, la procédure et la communication plutôt que sur la capacité à construire, planifier et transformer le réel. À l’inverse, la Chine, dirigée par des ingénieurs comme Xi Jinping, a repris le modèle français des Trente Glorieuses et l’aurait amplifié à grande échelle. Résultat : un rythme industriel fulgurant, une avance massive dans le nucléaire, le ferroviaire, les véhicules électriques ou les technologies de transition. L’écart se creuse aussi dans la formation : 1,4 million d’ingénieurs formés chaque année en Chine contre 46 000 en France. Pour l’auteur, la France doit retrouver une culture du « faire » plutôt que du « contrôler ».
Léon Thau
La Chine est un pays d’ingénieurs, la France ne l’est plus… pour son malheur
