Détroit d'Ormuz : l'Iran a-t-il vraiment piégé la mer ?* - Par Jean-Dominique Merchet
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Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly
Le détroit d’Ormuz est moins « piégé » qu’instrumentalisé : l’Iran n’a pas besoin de mouiller des mines pour provoquer panique et perturbation analyse Jean-Dominique Merchet pour L’Express. La simple menace suffit à bloquer le trafic et à faire grimper les prix du pétrole. Les mines modernes, dites « à influence », sont sophistiquées : capteurs acoustiques, magnétiques ou de pression, détection automatique, classification des navires et explosion optimisée sous la coque. Leur effet destructeur repose sur la physique des explosions sous-marines, capables de briser la quille d’un navire.
La France dispose d’une capacité de déminage avancée, en pleine modernisation avec le programme SLAMF (Système de lutte anti-mines futur), fondé sur des drones de surface et sous-marins. Les États-Unis, eux, ont retiré leurs derniers chasseurs de mines Avenger, un timing délicat face aux tensions actuelles.
Aucune preuve ne confirme que l’Iran ait réellement posé des mines, mais il possède 5 000 à 6 000 engins et l’expérience du minage du Golfe dans les années 1980. La menace suffit déjà à peser sur les marchés et les routes maritimes.
Jean-Dominique Merchet
*Détroit d'Ormuz : l'Iran a-t-il vraiment piégé la mer ? Les coulisses de la "guerre des mines"
