Michel Goya : « les Iraniens peuvent encore frapper pendant deux à quatre mois »


Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly

Michel Goya analyse la dynamique de la guerre entre les États-Unis et l’Iran, marquée par l’incertitude stratégique et les déclarations contradictoires de Donald Trump. Selon lui, les estimations du stock initial de missiles iraniens varient fortement, mais la capacité de production – trois à quatre missiles par jour – demeure le facteur décisif. Malgré les frappes subies, l’Iran conserve une capacité de tir lui permettant de frapper encore deux à quatre mois, tandis que ses drones Shahed, produits en plus grand nombre, offrent une endurance encore supérieure. Le conflit repose sur une logique d’usure, où tirer constitue déjà une forme de victoire pour Téhéran. Goya juge improbable une issue rapide : le scénario dominant serait celui d’un épuisement mutuel menant à un cessez-le-feu permettant à chaque camp de se proclamer vainqueur. Mais l’évolution reste profondément imprévisible, allant d’une désescalade fragile à un effondrement interne du régime iranien.

Michel Goya
"Les Iraniens peuvent encore frapper pendant deux à quatre mois"

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